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Avr 05

Maroc / Politique : Le RNI , un parti des riches qui convoite les voix des pauvres

Dans un article publié le 2 mars 2018,   la revue en ligne « Maghreb intelligence » a livré une information selon laquelle « les jours du gouvernement El Otmani seraient comptés et Aziz Akhannouch pourrait prendre le relais après la tenue d’élections anticipées ». Cela revient  sur les langues de plusieurs leaders politiques à Rabat et à Casablanca, a ajouté le site en question. Selon une source qui serait bien informée et très proche de la cuisine interne des partis politiques, mais dont l’identité n’a pas été dévoilée, « on n’attend plus que le congrès national  du PAM ( Parti Authenticité et Modernité) en avril 2018 pour avoir plus de visibilité ».

Quelques jours seulement avant la publication de  l’article de la revue « Maghreb Intelligence »,  le  Rassemblement National  des Indépendants ( RNI) », parti politique dirigé par Aziz Akhannouch, depuis octobre 2016, a mis à la disposition des points de vente de la presse  un nombre important  d’ exemplaires d’un ouvrage de 173 pages intitulé :« La Voie de Confiance-contribution à l’élaboration d’un nouveau modèle de développement ».Le livre en question, préfacé par Aziz Akhannouch lui-même, se veut une synthèse récapitulant les propositions et les idées maitresses que le parti s’engage à mettre en œuvre pour amorcer un nouveau modèle de développement du Maroc, en cas d’une victoire à l’issue des prochaines élections législatives  prévues en 2021,  ou même lors  d’éventuelles élections anticipées qui font, depuis quelques semaines,  l’objet de rumeurs persistantes. Il sied de préciser que la dissolution des deux Chambres du Parlement ou  l’une d’elles est une question régie par plusieurs articles de la Constitution de 2011, dont notamment les articles 51,96,97,98 et 104.

Évidemment le volet juridique est déterminant, mais ce qui nous intéresse le plus pour l’instant, c’est la question de savoir les raisons  qui ont amené  le RNI à choisir un tel timing pour distribuer son ouvrage. S’agit-il d’une simple coïncidence,  ou au contraire, d’un choix judicieux et bien raisonné. La ligne éditoriale adoptée par  « Maghreb Intelligence »   devrait conduire  les observateurs avertis  à croire que  l’inondation des kiosques par des exemplaires du livre du RNI, quelques  jours seulement avant la diffusion de l’article de « Maghreb Intelligence » n’est ni un fait fortuit ni un pur produit du hasard, mais une opération  visant à corroborer le contenu et d’appuyer la substance principale de l’article en question. A ce niveau d’analyse, il convient de souligner que « Maghreb  Intelligence » est une revue  d’informations spécialisées dans la sécurité, la géopolitique et l’intelligence économique des pays du Maghreb. Ses relations avec de hauts responsables et des décideurs de la région, lui permettent  de disposer  d’informations exclusives, importantes et de première main, susceptibles de créer, façonner ou orienter l’opinion publique sur des questions de haute importance. C’est pourquoi, l’article posté par « Maghreb Intelligence » n’est pas un fait  anodin. Il s’agit, très probablement, d’un ballon d’essai  qui vise à sonder  les marocains  et à les préparer pour accepter  une  telle éventualité.

Dix  jours après, soit le 12 mars 2018,  le même site francophone a mis en ligne un autre article pour enfoncer davantage le clou. Dans cet article intitulé « Maroc : Et si le chef du gouvernement  El Otmani ne faisait plus l’affaire ? ».  Certaines sources gouvernementales estiment, selon « Maghreb Intelligence », que Saad Dine El Otmani « est un homme effacé, et n’a aucune maîtrise sur les réunions du conseil de gouvernement. El Otmani,  est chaque jour un peu plus contesté aussi bien au sein de son parti qu’à la tête de l’Exécutif. Il n’est pas porté sur l’initiative, il dit toujours qu’il attend  « un feu vert ». De ce fait, le gouvernement se trouve comme pris en otage. Et il risque de l’être pour plus de trois ans, à moins d’un vaste remaniement ou d’un rebondissement  politique majeur ». Pour se préparer à un éventuel rebondissement politique d’une grande envergure, le RNI a présenté un Plan  d’action et se lança déjà dans une campagne électorale qui n’ose pas dire son nom.

A propos du plan d’action du RNI

L’offre politique faite par le RNI  serait le résultat d’une série de  débats et de consultations entre les dirigeants  et les militants du parti dans les différentes   régions du Maroc. Elle est axée sur le rôle que doivent jouer  les  secteurs  clés dans le développement socio-économique  du Maroc de demain, à savoir la santé, l’éducation-formation et l’emploi. Le programme  du RNI met, aussi,  en exergue le rôle central du secteur des services, de la promotion de l’investissement privé et  des TPME. Avant d’être consignée dans l’ouvrage précité, cette offre a été présentée, d’une façon succincte par Aziz Akhannouch, lors de son intervention au cours des travaux du congrès régional du RNI tenu à Agadir, le 25 février 2018.

Comme signalé auparavant, le programme politique proposé par le RNI concerne, principalement,  trois secteurs vitaux  ( santé, éducation et emploi ), c’est-à-dire  les  secteurs où le Maroc accuse les plus énormes retards, et qui souffrent, depuis fort longtemps,  d’une multitude de lacunes structurelles. En outre, les secteurs en question   ont la particularité  d’être gérés par des ministres qui ne représentent  pas  le  RNI au sein de la majorité  gouvernementale actuelle.

 Concernant  la santé, le RNI est favorable à une médecine de proximité afin d’alléger la grande pression exercée sur les hôpitaux. Il prône une nouvelle politique de santé visant la réorganisation des circuits de santé et l’adoption du système de médecins de famille en vue d’améliorer l’accès aux soins. Il  estime qu’il est nécessaire aussi  d’établir une nouvelle carte de santé qui prend en  considération les besoins réels de  chaque région. La politique de santé revendiquée et soutenue  par le RNI doit accorder une place de choix à la gestion efficiente des ressources humaines. Pour réduire les disparités entre les zones rurales et centres urbains, le RNI plaide pour  que les facultés de médecine accordent un quota pour les étudiants  issus de la région où elles sont implantées, avec un engagement d’exercer dans la région après l’obtention de leur diplôme.

Le gouvernement  doit instaurer un système d’incitations pour encourager  les médecins à opter pour le monde rural, comme lieu d’exercice de leur profession. Enfin,  le parti de « la Colombe » sera favorable à un partenariat public-privé pour tous les services de base dont notamment l’accueil, le gardiennage, le nettoyage, l’entretien  et la distribution des médicaments…, qui doivent  être transférés au  secteur privé.

S’agissant de l’éducation et de la formation professionnelle, la priorité des priorités pour le RNI est la lutte contre l’abandon scolaire, la généralisation du préscolaire  et la mise à niveau des universités. Le RNI plaide en faveur des écoles communautaires ( dans les zones rurales) qu’il faut  doter en  services adéquats ( soutien scolaire, transport et hébergement). Le programme du RNI  accorde aussi une importance particulière à l’amélioration des conditions de vie des enseignants, à l’utilisation de l’informatique et à l’apprentissage des langues étrangères ( le français et l’anglais).  Concernant la formation professionnelle, la feuille de route proposée par le RNI table sur la formation  d’un million de personnes sur les cinq années à venir dans des métiers qui leur garantissent  d’avoir un emploi permanent. La formation professionnelle doit être  gérée dans le cadre d’un système « dual »/ cours théoriques et pratique au sein des entreprises » .

En matière emploi, le programme du RNI, qui émane selon Aziz Akhannouch, « de la base et non du sommet et c’est une première au Maroc », prévoit la création de 2 millions d’emplois à l’horizon 2025. Pour réaliser cet objectif, le RNI mise sur le secteur privé et surtout le secteur des services qui est considéré comme un important réservoir d’opportunités pour les jeunes sans emploi. Le secteur des services permettra aussi  à l’Etat de  lutter contre l’informel (secteur désarticulé et qui se situe hors du circuit économique structuré- cas des marchands ambulants). Néanmoins, pour permettre à l’investissement privé de jouer pleinement son rôle dans l’atténuation  du taux de  chômage et l’élimination des goulots d’étranglement dont souffre l’économie marocaine, l’État doit prendre les mesures   qui s’imposent pour améliorer le climat d’affaires.

L’offre du RNI n’est en fait qu’une virulente critique de l’action gouvernementale et une manière de décrédibiliser le « Parti Justice et Développement » ( PJD – parti islamiste)  qui dirige le gouvernement depuis 2012 à la faveur de ses deux victoires électorales successives ( 2011 et 2016). Pour ce faire, le RNI qui siège au gouvernement  de Saad Dine El Otmani (PJD) et qui s’est accaparé des plus importants portefeuilles ministériels (Finances, Agriculture et pêche, Industrie-commerce et investissement, Jeunesse et Sports… ( bien qu’il n’occupe que le 4ème rang dans l’échiquier politique marocain) a bien choisi son angle d’attaque. Il a ciblé les secteurs où le pays accuse les plus grands retards (santé, éducation et emploi) et qui sont gérés par des ministres représentant les autres partis  de l’actuelle  coalition gouvernementale. C’est une manière dissimulée pour dire « qu’il y a un échec flagrant dans des secteurs clés et sensibles, mais la faute incombe à autrui, à l’autre ». En agissant de cette façon, le RNI  oublie, ou fait semblant d’oublier, que la responsabilité d’un gouvernement  est une responsabilité politique commune et partagée. Le gouvernement doit être solidaire. L’échec ou la réussite sont à imputer au gouvernement dans son ensemble et non à une seule  composante de la majorité gouvernementale. Un parti politique sérieux et responsable doit avoir le courage et l’audace d’assumer toutes les conséquences de sa participation à un gouvernement. En cas d’échec, il doit clarifier sa position, et peut être, aller jusqu’à rompre ses liens avec un « gouvernement d’échec ». Critiquer, tout en restant collés  aux sièges gouvernementaux pour bénéficier des privilèges qu’ils procurent,  est une très mauvaise manière de procéder.

Le Maroc vit depuis des années dans une conjoncture marquée par « l’enterrement  de la politique », en tant qu’art de gérer les affaires publiques. Il passe   par une crise sociopolitique et économique difficile. Le RNI et son nouveau président ont-ils une formule magique pour extirper le Maroc de l’état de léthargie où il sombre, depuis des  années ?

Le RNI a été créé  par Ahmed Osman en 1977 sur instructions de Feu Hassan II qui cherchait, à l’époque, de contrer la percée   de la gauche  et l’hégémonie  des partis historiques dont notamment le parti de l’Istiqlal et surtout  l’USFP (Union Socialiste des Forces Populaires) . L’USFP qui était  dirigé par un leader charismatique, s’appuyait  sur une large  assise populaire et disposait d’une presse redoutable, avant de devenir une carcasse vide après l’alternance consensuelle ( 1998-2002). Ahmed Osman, un ami de classe et gendre de Feu Hassan II a fondé le RNI pour offrir aux SAP ( sans appartenance politique/partisane ) un parti qui leur permettait  d’organiser leur action politique et d’affermir leur mainmise sur  le  paysage politique.

Il sied de rappeler, à ce sujet, que lors des « élections » législatives de 1977, les SAP ont raflé 140 sièges sur les 264 que comptait à l’époque la Chambre des Représentants ( 53% des sièges). Depuis sa création, le RNI- parti des technocrates- n’a organisé que 6 congrès nationaux dont le dernier a été tenu à El Jadida en mai 2017. Il faut rappeler aussi qu’Ahmed Osman  est resté président du RNI durant 30 ans sans tenir plus de 3 congrès nationaux.

 Depuis sa création, le RNI a  toujours été « un parti télécommandé ». Il a toujours été appelé à jouer, à un moment précis, un  rôle défini par des stratèges placés au plus haut niveau de la hiérarchie politique au Maroc. Ainsi, le RNI  ne pouvait  agir que suite à une « instruction » que donne le vrai centre du pouvoir au Maroc.

Contrairement à son prédécesseur, Salah Eddine Mezouar qui  le faisait mais en catimini, Aziz Akhannouch est en train d’institutionnaliser l’alignement aveugle du parti sur les positions stratégiques de l’Etat. C’est pourquoi, les  analystes estiment, à juste titre d’ailleurs, que  le  RNI n’avait pas choisi, d’une façon fortuite, le temps approprié  pour déverser des exemplaires de sa feuille de route. Par cette   initiative   bien raisonnée, le RNI a voulu émettre  de forts signaux politiques.

En effet, en procédant à la distribution de plusieurs exemplaires de son ouvrage quelques jours avant  la publication de l’article en question, le RNI voudrait faire passer, d’une façon  à peine voilée, un message selon lequel « les jours du gouvernement El Otmani seraient comptés et le RNI est fin prêt pour prendre le relais ». Akhannouch arrivera-il à faire passer la pilule ? Seul le temps nous aidera à répondre à cette question.

Le RNI-version Akhannouch ferait-il  mieux que le  PAM-version EL Omary ?

Le PAM (Parti Authenticité et Modernité) a été fondé en 2008, par Fouad Ali El Himma un ami de classe du Roi Mohammed VI et un de ses conseillers les plus influents,  pour endiguer la marée islamiste, qui commença à prendre la forme d’un redoutable rouleau compresseur.

Une année seulement  après sa création,  le PAM a remporté les élections communales et régionales organisées le 12 juin 2009. Lors des élections législatives de novembre 2011, le PAM qui a été la cible de virulentes critiques lors « du printemps arabe » s’est contenté du  4ème rang  après le PJD, l’Istiqlal et le RNI. En 2015, le PAM  a été détrôné par le PJD qui a remporté les élections communales et régionales, tenues le 4 septembre 2015.

Cette contreperformance électorale  du PAM, a amené ceux qui décident du rôle et de la mission de ce parti à imposer un changement au niveau de son  leadership. Le choix a été porté sur Ilyas  EL Omari qui a été élu à l’unanimité Secrétaire Général du PAM, en janvier 2016. Neuf mois après, El Omari et le PAM n’ont rien pu faire devant le PJD qui remporta, avec un grand écart,  les élections législatives tenues le 7 octobre 2016 et ce, malgré tous les moyens matériels et autres mis à leur disposition. En octobre 2017, un mouvement populaire de protestation sociale( Hirak) a été déclenché dans le Rif suite à la mort tragique d’un marchand de poisson.

Le Hirak   a mis à nu les faiblesses du PAM et son incapacité à calmer les esprits dans la région que préside  El Omari, natif d’une localité  proche  d’El Hoceima, épicentre du mouvement en question. Ilyas a échoué dans toutes ses missions. Il n’a pas pu contrecarrer la mouvance islamiste .Le projet politique du PAM  est tombé à l’eau, affectant son image dans l’échiquier politique national. Enfin, le PAM  a échoué dans « la réconciliation du Rif avec l’Etat ». L’échec du PAM sur les trois fronts a  poussé ceux qui l’ont créé à chercher une autre carte. Pour le moment et en analysant d’une façon attentive le non-dit  dans  l’article de «  Maghreb Intelligence », les récentes sorties médiatiques d’Akhannouch et le rôle excessif et disproportionné  qu’il a  joué lors des tractations que devait  mener  Abdelilah Benkirane pour former un nouveau gouvernement,  suite aux élections législatives d’octobre 2016, je peux affirmer, sans avoir la prétention de détenir une vérité qui ne laisse pas de place au doute, que le choix aurait  été porté sur le RNI et son patron, pour remplacer le PAM.

Comme El Omari, Aziz Akhannouch a vu le jour dans une région loin de la Capitale et au sein d’une famille amazighe ( le Souss pour Akhannouch et le Rif pour El Omari). Tous les deux partagent un même dénominateur commun. Ils ont été propulsés sur le devant de la scène politique grâce à leur proximité avec les hommes du palais et des ministres influents. Mais contrairement à El Omari, le président du RNI est le fils d’un homme d’affaires  et qui   a pu  poursuivre ses études universitaires à l’étranger, plus précisément au Canada (université de Sherbrooke).

Akhannouch était un sherpa qui faisait partie de ce l’on appelait à l’époque le  G14, un groupe d’experts qui a été mis en place, au milieu des années 90 du siècle dernier,  par Driss Basri (le puissant ministre de l’Intérieur durant le règne de Feu Hassan II) et  qui avait pour mission de lui fournir les conseils nécessaires qui lui « permettraient de mettre de l’ordre dans  une économie très opaque ». Après la mort du Roi Hassan II, Akhannouch a pu tisser de bonnes et fructueuses relations avec Fouad Ali El Himma, ce qui lui a permis de se maintenir au plus haut niveau de l’échiquier  politique.

 Dans la feuille de route  qu’il propose aux marocains, le RNI se contente d’épingler le gouvernement et de  le critiquer pour le discréditer en concentrant ses flèches sur les domaines  sensibles et où le Maroc accuse des retards  à cause d’une mauvaise gestion qui dure depuis des années.

Selon le RNI, le développement du Maroc ne peut être réellement amorcé que si l’Etat décide de laisser le secteur privé jouer convenablement son rôle économique. Le programme du RNI qui a longuement disserté  sur l’importance de l’initiative privée s’est interdit d’évoquer, d’une façon ferme, les sujets qui fâchent, mais qui font perdre au Maroc des points de croissance tels que la corruption, le clientélisme, l’égalité des chances, la répartition très inégale des richesses ,  la corrélation qu’il faut établir entre responsabilité et reddition des comptes, le droit à une justice équitable,  l’abolition de la  règle « de deux poids-deux mesures » et la lutte contre l’évasion et la fraude fiscales… C’est pourquoi, il parait que le grand souci pour le RNI, le parti des riches, est de chercher  comment séduire, pour  gagner les suffrages des pauvres et  conquérir la primature.

Au sujet d’Akhennouch

Akhannouch est ministre de l’agriculture depuis 2007. Il est titulaire d’un diplôme de management obtenu en 1986, à l’université de Sherbrooke (Canada). Propriétaire du groupe privé AKWA qui regroupe plus de 50 entreprises opérant dans les domaines du pétrole, de la communication et des services. Il est membre de la Fondation Mohammed VI pour l’environnement, membre de la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus et président de l’association du concert pour la tolérance. En 2018, Akhannouch est devenu l’homme le plus riche du Maroc avec une fortune estimée à  2,2 milliards de dollars US, selon le classement établi par le groupe de presse Forbes.

Il a  ainsi détrôné Othman Benjelloun le patron de la BMCE Bank. En 2017, Akhannouch posséda  une fortune de 1,58 milliards de dollars. Cela veut dire que la fortune d’Akhannouch  s’est accrue de 620 millions de dollars en une seule année ( 40%), au moment où le pays végétait sous le joug   d’une conjoncture économique très défavorable. C’est l’exception marocaine !!

La grande question qui se pose est celle de savoir si Akhannouch et les membres de son parti sont en mesure ou non de proposer un vrai programme qui leur permet de s’enrichir, et c’est un droit légitime,  mais  tout en luttant sérieusement contre la précarité  dont souffre une bonne partie du peuple marocain, qui n’a d’importance que lors des campagnes électorales. C’est la seule voie qui permet au RNI de réussir là où tous les partis politiques ont échoué, jusqu’à présent. Concentrer les efforts sur la critique du PJD sans proposer des alternatives réalistes, comme l’a fait le PAM, est une option contreproductive.

Par Ahmed Saber pour Maghreb Canada Express, pages 7, 10 et 11, Vol. XVI, N° 4, Avril 2018

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