{"id":2075,"date":"2014-10-01T21:48:06","date_gmt":"2014-10-02T01:48:06","guid":{"rendered":"http:\/\/maghreb-canada.ca\/?p=2075"},"modified":"2014-10-02T07:26:31","modified_gmt":"2014-10-02T11:26:31","slug":"octobre-2014-partir-revenir-et-le-standby","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/maroc-canada.ca\/?p=2075","title":{"rendered":"Octobre-2014 \/ Partir, revenir et le Standby"},"content":{"rendered":"<p><em>Par Majid Blal, \u00c9crivain et Po\u00e8te, Maghreb Canada Express, Vol. XII, N\u00b010, Page 20<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/maroc-canada.ca\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/JCMC-majid.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2076 size-thumbnail alignleft\" src=\"http:\/\/maroc-canada.ca\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/JCMC-majid-150x150.jpg\" alt=\"JCMC-majid\" width=\"150\" height=\"150\" \/><\/a>Je fulminais ! Pendant que la petite Talbot, lourdement charg\u00e9e, se frayait un chemin \u00e0 travers les ondulations chim\u00e9riques qui s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent de l&rsquo;asphalte quand le soleil y a fourgu\u00e9 toute la chaleur de sa rage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je fulminais, postillonnais et essayais de convaincre la personne qui me ramenait vers\u00a0 l&rsquo;a\u00e9roport que radoter, ressasser les probl\u00e8mes familiaux et leurs pendants des comportements irresponsables de certains membres de la fratrie, n&rsquo;est ni ad\u00e9quat ni souhaitable. Ni n&rsquo;est dans un timing propice quand je suis sur le seuil de quitter le pays.<br \/>\nJ&rsquo;\u00e9tais en exasp\u00e9ration et comme je suis de tendance col\u00e9rique, j&rsquo;ai parl\u00e9 fort et vite au point de bafouiller et de recommencer \u00e0 b\u00e9gayer comme dans mes souvenirs d&rsquo;enfance.\u00a0 Pourquoi me parle-t-on de Amina et qu&rsquo;est ce qui les prend \u00a0tous \u00e0 aborder des sujets intimistes qui ne les regardent ni de pr\u00e8s ni de loin? Amina n&rsquo;est plus qu&rsquo;un fant\u00f4me qui squatte et hante des coins recul\u00e9s de ma m\u00e9moire. Comme le dit un proverbe africain, l&rsquo;arbre est devenu une pirogue, on ne revient pas en arri\u00e8re. On ne fera jamais \u00e0 partir d&rsquo;une pirogue une nouvelle souche.<br \/>\nPourquoi attendre le moment du d\u00e9part et de la s\u00e9paration pour me remettre sous le nez tant de fiel emmagasin\u00e9 pour \u00eatre gerb\u00e9 \u00e0 l&rsquo;instant propice qui fait mal pour uniquement faire mal? Pourquoi attendre le moment de me jeter \u00e0 la figure une gibelotte de p\u00e9pins et de reproches avant que je ne leur \u00e9chappe sur les ailes de l&rsquo;avion vers des ailleurs qu&rsquo;ils croient d\u00e9nu\u00e9s de moindres probl\u00e8mes et la moindre adversit\u00e9?<br \/>\nHeureusement que le d\u00e9barcad\u00e8re \u00e9tait en vue. Je n&rsquo;avais que le d\u00e9sir de\u00a0m&rsquo;extirper de cette petite boite \u00e0 sardines qui puait les chicanes intestines et les propos qui se d\u00e9composent de l&rsquo;int\u00e9rieur avant de teinter du f\u00e9tide le langage.<br \/>\nLa voiture s&rsquo;arr\u00eate net et je d\u00e9barque aussit\u00f4t, permettant \u00e0 mon accompagnateur de rebrousser chemin et de quitter les lieux avant qu&rsquo;il ne me sorte\u00a0l&rsquo;argument tout terrain du stationnement difficile \u00e0 d\u00e9nicher ou de la pertinence de repartir avant que circulation ne devienne dense au retour<br \/>\nJe ne l&rsquo;ai salu\u00e9 que formellement\u00a0 du bout des mots. M\u00eame son visage m&rsquo;\u00e9tait devenu anonyme et ses traits sans contours ni forme personnalis\u00e9e apparente. Je me suis engouffr\u00e9 imm\u00e9diatement dans l&rsquo;immense a\u00e9roport comme pour \u00e9chapper \u00e0 mon destin et j&rsquo;ai soupir\u00e9 tr\u00e8s fort \u00a0pour me nettoyer le mauvais sang de l&rsquo;air vici\u00e9 qui s\u00e9vissait \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur. L&rsquo;air \u00e9touffant du relationnel devenu aussi torride que le local soleil \u00e9crasant.<br \/>\nMon supplice a \u00e9t\u00e9 de courte dur\u00e9e. \u00c0 peine \u00e0 l&rsquo;ombre dans le gigantesque espace climatis\u00e9, que j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 happ\u00e9 par les rires et les chaleureuses salutations de deux de mes vieilles amiti\u00e9s que je n&rsquo;avais pas revues depuis des si\u00e8cles. Karmoussa et Jolie figue \u00e9taient rayonnantes et d&rsquo;une telle humeur \u00e0 me donner l&rsquo;id\u00e9e de cambrioler leurs \u00e2mes pour en faire un lieu de p\u00e8lerinage chaque fois que mes bougonnements m&rsquo;indiqueraient une humeur massacrante en gestation.<br \/>\nTr\u00e8s vite. Nous nous \u00e9treignons et nous nous estampons des bises claquantes que d\u00e9j\u00e0, nous d\u00e9ambulons dans les vastes couloirs aussi larges et invitants telles des all\u00e9es marchandes ou d&rsquo;immenses centres d&rsquo;achats.\u00a0 De fil en aiguille, de verre en pot et de coins en racoins, nous avons \u00e9cum\u00e9 les couloirs de l&rsquo;a\u00e9roport qui \u00e9tait aussi immense et aussi grouillant que celui de Philadelphie.<br \/>\nTout \u00e0 coup mon c\u0153ur s&rsquo;est emball\u00e9. A fond, il a fait des bonds qui cognaient ma cage thoracique \u00a0au point de craindre qu&rsquo;il me fasse faux bond. Je venais de me rendre compte, \u00e0 presque une heure de l&#8217;embarquement, que je n&rsquo;avais pas mes bagages et qu&rsquo;en jaillissant \u00e0 la va-vite de l&rsquo;automobile, je n&rsquo;avais que le jacquet en Jean blanc que je retenais n\u00e9gligemment du bout de l&rsquo;index sur mon \u00e9paule. Panique. Angoisse. Hyperventilation. Bouche ass\u00e9ch\u00e9e par je ne sais quel drainage des glandes salivaires. Je me mets \u00e0 courir sans savoir o\u00f9 ni dans quel but. Je d\u00e9boule les escaliers roulants et je me vois me diriger tel un automate vers la cabine t\u00e9l\u00e9phonique la plus proche. Il Faut que j&rsquo;appelle la personne qui m&rsquo;a amen\u00e9 pour lui demander de revenir au plus vite me rapporter mes valises.<br \/>\nAu moment de composer, je me suis interrog\u00e9: Serait-il plus coh\u00e9rent d&rsquo;aller m&rsquo;enqu\u00e9rir, d&rsquo;abord, au bureau de l&rsquo;information si quelqu&rsquo;un y avait d\u00e9pos\u00e9 quelques items pour moi? Du coup je me remets \u00e0 courir en direction des guichets de service tout en tendant l&rsquo;oreille aux haut-parleurs appr\u00e9hendant l&rsquo;appel imminent \u00e0 l&#8217;embarquement que je ne veux surtout pas rater.<br \/>\nArriv\u00e9 en face du bureau des renseignements au public, je me rends compte que je n&rsquo;ai pas mon blouson blanc qui contenait les preuves de mon alt\u00e9rit\u00e9:\u00a0tous mes papiers, billet d&rsquo;avion, passeport, cartes d&rsquo;identit\u00e9, cartes de d\u00e9bit et de cr\u00e9dit&#8230; Maudit Jacquet que j&rsquo;ai d\u00e9pos\u00e9 par-dessus la cabine du t\u00e9l\u00e9phone public quand j&rsquo;ai commenc\u00e9 \u00e0 composer le num\u00e9ro de mon beau-fr\u00e8re&#8230;<br \/>\nRe-panique. Je n&rsquo;ai plus de sang, qui en traitre a fui mon visage. Je pisse la sueur de tous mes pores, je me balbutie quelques inepties, pendant que je visualise mon regard devenu vide. Je suis en difficult\u00e9 mis en \u00e9chec et presque mat par une suite de complications qui doivent se marrer de ma situation. Je n&rsquo;ai plus ni papiers ni argent liquide \u00a0sur moi et comment faire pour me retaper le trajet vers Midelt si je perds tout et ne retrouve rien&#8230;<br \/>\nJe me suis remis \u00e0 courir dans le sens inverse en poussant les passagers qui en attente de p\u00e9n\u00e9trer dans la zone d&#8217;embarquement, font les badauds. J&rsquo;acc\u00e9l\u00e8re le pas en grommelant et essayant de me convaincre qu&rsquo;il subsiste encore dans l&rsquo;univers de mes contemporains, des gens honn\u00eates et qu&rsquo;on n&rsquo;osera pas me piquer mes laissez-passer vers ma vie&#8230;<br \/>\nJe suis d\u00e9boussol\u00e9 et courir a masqu\u00e9 les tremblements qui me parcourent le corps et que mon \u00e9chine\u00a0dispatch\u00e9 \u00e0 tous mes membres sans discrimination. En arrivant face\u00a0\u00e0 la cabine t\u00e9l\u00e9phonique, mes yeux fouinent, trifouillent les coins, fur\u00e8tent et fouillent. Tout ce qui pourrait avoir l&rsquo;apparence d&rsquo;un linge blanc est devenu un objet d&rsquo;investigation .<br \/>\n\u00c0 cet instant pr\u00e9cis, je sors de mon cauchemar tout imbib\u00e9 de sueur et tremblant comme pendant les grandes peurs de mon enfance. Je me l\u00e8ve d&rsquo;un saut et me h\u00e2te de m&rsquo;installer devant mon ordi pour vous relater cette p\u00e9rip\u00e9tie nocturne. Preuve qu&rsquo;un nomade, le demeure m\u00eame dans ses cauchemars.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">____________________________________________________________<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Mes femmes qui ne m&rsquo;ont jamais quitt\u00e9<\/h2>\n<p>Cinquante sept ans en ce mois auguste et je suis toujours amoureux des femmes qui avaient combl\u00e9 un jour et partag\u00e9 les autres, marquant les \u00e9tapes de mon cheminement.<br \/>\nChacune avec sa place de choix, avec son lot bien \u00e0 elle.<br \/>\nJe suis toujours aussi amoureux qu&rsquo;aux d\u00e9buts de chacune de ces idylles qui avaient squatt\u00e9 une niche dans mon c\u0153ur et dans la m\u00e9moire affective. Des femmes qui m&rsquo;avaient aim\u00e9, qui m&rsquo;avaient donn\u00e9 tout le bonheur qu&rsquo;elles pouvaient pendant le temps que cela durait et les femmes qui ne pouvaient rien donner car prendre leur prenaient tous leurs sens et l&rsquo;\u00e9nergie n\u00e9cessaire pour colmater les trous b\u00e9ants qui gobaient sans jamais se rassasier ni restituer<br \/>\nChacune avec son pr\u00e9nom, avec son petit nom&#8230;<br \/>\nJe suis toujours en amour avec celles qui m&rsquo;avaient fait souffrir, celles que j&rsquo;ai fait pleur\u00e9, celles qui m&rsquo;avaient appris moi et celles qui m&rsquo;avaient enseign\u00e9 la femme.<br \/>\nCelles que j&rsquo;avais rendues folles d&rsquo;amour, de rage ou de chagrin, celles qui m&rsquo;avaient rendu fou de b\u00e9guin, de jalousie ou de remords. Celles qui \u00e9taient parties un matin, celles que j&rsquo;avais quitt\u00e9es au bord du chemin, celles qui m&rsquo;avaient plaqu\u00e9 pour un nouvel aspirant, celles que j&rsquo;avais \u00a0\u00bb flush\u00e9es\u00a0\u00bb pour un simple rien\u00a0\u00bb.<br \/>\nChacune avec ses particularit\u00e9s, avec sa singularit\u00e9.<br \/>\nCelles que j&rsquo;avais mari\u00e9es et celles qui m&rsquo;avaient divorc\u00e9. Celles qui m&rsquo;avaient fait r\u00eav\u00e9 et celles qui avaient sombr\u00e9 dans les cauchemars d\u00e9lir\u00e9s. Celles qui psychanalysent pour un rien et les m\u00eames qui se fient \u00e0 leurs psychologues pour un moins que rien.<br \/>\nJe les \u00ab\u00a0amoure\u00a0\u00bb avec la m\u00eame passion. Celles que j&rsquo;avais pu \u00e9treindre et celles qui \u00e9taient rest\u00e9es lettres mortes de mes d\u00e9sirs ardents.<br \/>\nCelles que j&rsquo;ai retrouv\u00e9es, celles que je recherche encore, celles qui ne me parlent plus, celles dont je r\u00eave encore, celles qui ne l&rsquo;osent plus. Celles que j&rsquo;avais tromp\u00e9es et celles qui m&rsquo;avaient tr\u00e8s bien trahi.<br \/>\nJe les ai toujours aim\u00e9es chacune \u00e0 sa fa\u00e7on, chacune au rythme de sa d\u00e9marche, au son de son souffle et au pas des battements de ses cils.<br \/>\nChacune avec ses propres r\u00e9actions, avec la foi de ses intentions<br \/>\nEt il y a celle dont l&rsquo;absence avait invent\u00e9 ma solitude, celle dont le manque avait instaur\u00e9 ma disette, celle dont le pr\u00e9nom s&rsquo;est forg\u00e9 en synonyme de regret dans mon \u00e2me et en lettre grav\u00e9e sur le ch\u00e2timent qui ventouse mes \u00e9motions. Celle qui revient en permanence dans mon sommeil m&rsquo;aviser de ne pas la retracer car ses enfants sont d\u00e9sormais grands et son mari n&rsquo;a jamais entendu parler d&rsquo;un t\u00e9n\u00e9breux devenu po\u00e8te.<br \/>\nMajid Blal<\/p>\n<ul>\n<li id=\"text-6\" class=\"widget-container widget_text\">\n<h3 class=\"widget-title\">Lire le num\u00e9ro OCTOBRE 2014 (PDF) :<\/h3>\n<\/li>\n<\/ul>\n<div class=\"column\">\n<div>\n<div><a class=\"NoBg\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow\"> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.maghreb-canada.ca\/images\/coin-page.gif\" alt=\"\" width=\"24\" height=\"24\" \/><\/a><\/div>\n<p><a href=\"http:\/\/www.maghreb-canada.ca\/journal\/2014\/MCE136-10-2014.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow\"> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"book-picture\" src=\"http:\/\/www.maghreb-canada.ca\/images\/n136.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"280\" \/><\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Majid Blal, \u00c9crivain et Po\u00e8te, Maghreb Canada Express, Vol. XII, N\u00b010, Page 20 Je fulminais ! 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