{"id":5039,"date":"2021-01-06T16:40:52","date_gmt":"2021-01-06T21:40:52","guid":{"rendered":"http:\/\/maghreb-canada.ca\/?p=5039"},"modified":"2021-01-06T16:40:52","modified_gmt":"2021-01-06T21:40:52","slug":"vient-de-paraitre-maroc-russie-une-relation-en-pointilles-introduction-par-b-ounir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/maroc-canada.ca\/?p=5039","title":{"rendered":"Vient de para\u00eetre : \u2018\u2019Maroc-Russie, une relation en pointill\u00e9s (Introduction Par B. Ounir)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/maroc-canada.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/ounir.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-5037\" src=\"http:\/\/maroc-canada.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/ounir.jpg\" alt=\"ounir\" width=\"238\" height=\"310\" srcset=\"https:\/\/maroc-canada.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/ounir.jpg 238w, https:\/\/maroc-canada.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/ounir-230x300.jpg 230w\" sizes=\"auto, (max-width: 238px) 100vw, 238px\" \/><\/a>Le Maroc a suscit\u00e9, et continue, l\u2019int\u00e9r\u00eat des chercheurs russes qu\u2019ils soient de l\u2019\u00e9poque sovi\u00e9tique ou apr\u00e8s, la preuve en est la quantit\u00e9 de titres publi\u00e9s chaque ann\u00e9e sur ce pays en Russie. En 2003, N. Podgornova, chercheur \u00e0 l\u2019Institut d\u2019Afrique de Moscou, a publi\u00e9 une bibliographie annot\u00e9e sur le Maroc qui recense\u00a0 pas moins de 2750 titres, outil de travail pr\u00e9cieux entre les mains du lecteur russe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette pl\u00e9thore de titres ne concerne cependant pas les relations entre les Empires marocain et russe, p\u00e9riode encore insuffisamment \u00e9tudi\u00e9e aussi bien par les chercheurs russes que marocains ou \u00e9trangers. Mais les russes restent quand m\u00eame les pr\u00e9curseurs en ce domaine \u00e0 l\u2019image de B. Dantzig qui a publi\u00e9, en 1959, un premier et int\u00e9ressant article sur les relations russo-marocaines \u00e0 la fin du 18e si\u00e8cle. Les travaux d\u2019autres sp\u00e9cialistes du Maroc (N. Loutskaia et autres) effleurent partiellement la p\u00e9riode du 19e si\u00e8cle, ainsi que quelques th\u00e8ses universitaires en Russie dont une assez originale soutenue en 2014 (N. Soukhov) sur les relations humaines entre le Maroc et la Russie. Mais il y a avant tout\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 T. Moussatova auteure de plusieurs travaux dans les ann\u00e9es 1980 couronn\u00e9s en 1990 par l\u2019imposant \u00a0\u00bb Russie \u2013 Maroc\u00a0: un pass\u00e9 lointain, mais tout proche \u00a0\u00bb LE livre-r\u00e9f\u00e9rence en la mati\u00e8re qui puise largement sa mati\u00e8re dans les riches archives du Minist\u00e8re russe des affaires \u00e9trang\u00e8res. Dans ce domaine\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 N. Podgornova est \u00e9galement \u00e0 l\u2019origine de l\u2019\u00e9dition, en 1999, d\u2019un corpus de documents diplomatiques (1777-1916) provenant principalement des archives de la politique ext\u00e9rieure de l\u2019Empire russe, source d\u2019inestimables informations sur le sujet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Peu d\u2019\u00e9crits occidentaux traitent de ce sujet. On trouve certes quelques r\u00e9f\u00e9rences \u00e9parses dans certains ouvrages d\u2019histoire sur la politique ext\u00e9rieure du Maroc, mais aucun, \u00e0 notre connaissance, n\u2019est consacr\u00e9 exclusivement au th\u00e8me des relations avec la Russie. D\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, c\u2019est dans la citation de quelques faits \u00e9pisodiques, \u00e0 la limite de l\u2019anecdote, que se confine la litt\u00e9rature de recherche occidentale, sinon on passe souvent sous silence l\u2019existence m\u00eame de ces liens dans des chroniques d\u00e9taill\u00e9es des relations ext\u00e9rieures du Maroc aux 18e et 19e si\u00e8cles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u00f4t\u00e9 marocain, si l\u2019int\u00e9r\u00eat pour le sujet est grand chez une certaine intelligentsia et une communaut\u00e9 russophone au Maroc se comptant par dizaines de milliers, qui pr\u00e9f\u00e8re plut\u00f4t lire les publications russes, il n\u2019est pourtant trait\u00e9 que par une minorit\u00e9 de chercheurs. L\u2019acad\u00e9micien Abdelhadi Tazi a commenc\u00e9 \u00e0 s\u2019int\u00e9resser au sujet depuis les ann\u00e9es 1960 dans plusieurs articles sans toutefois lui consacrer enti\u00e8rement un travail approfondi. En 2011, la Facult\u00e9 des lettres de Rabat publie une synth\u00e8se en arabe des travaux de Moussatova et Podgornova. En 2014, le Haut commissariat aux anciens r\u00e9sistants publie \u00e9galement un recueil d\u2019articles et de traductions. Et c\u2019est tout. Except\u00e9 peut-\u00eatre un r\u00e9cent ouvrage (La diplomatie dans le Maroc d\u2019autrefois, 2018. 480 p.) pr\u00e9fac\u00e9 et encens\u00e9 par un ancien Ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res, et qui se veut exhaustif dans son balayage historique, dont l\u2019auteur, diplomate de carri\u00e8re, passe sous silence l\u2019existence d\u2019un Consulat g\u00e9n\u00e9ral russe \u00e0 Tanger et ne cite la premi\u00e8re ambassade marocaine \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg (1901) que pour lui coller un \u00ab\u00a0caract\u00e8re touristique\u00a0\u00bb sans plus de d\u00e9tails. Cela ne manque pas d\u2019\u00eatre frustrant pour un sujet aussi important, se rapportant \u00e0 une p\u00e9riode phare de l\u2019histoire des mondes arabo-musulman et africain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019actuel travail n\u2019a nullement la pr\u00e9tention de combler un vide en r\u00e9v\u00e9lant des pans encore inexplor\u00e9s de l\u2019histoire des relations maroco-russes d\u2019avant le 20e si\u00e8cle. Il se veut seulement une synth\u00e8se pratique, facilitant aux chercheurs l\u2019acc\u00e8s \u00e0 une information dispers\u00e9e et parcellaire. Si les chercheurs russes ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 peu pr\u00e8s exhaustifs dans l\u2019exploitation des archives de leur pays, nous pensons qu\u2019il existe encore des niches potentiellement porteuses de bonnes surprises, dans les archives des pays occidentaux mais surtout au Maroc et en Turquie, berceau des Ottomans, les voisins directs communs aux empires marocain et russe pendant un certain temps.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un des m\u00e9rites de la pr\u00e9sente modeste contribution, est de soulever des questions et de poser des hypoth\u00e8ses qui peuvent titiller la curiosit\u00e9 des chercheurs et les pousser \u00e0 approfondir l\u2019investigation dans un sens ou un autre. Dans un style qui cherche \u00e0 \u00eatre le plus fluide et attrayant possible, il offre \u00e0 lire, dans\u00a0 un premier chapitre, le roman historique des premiers contacts entre les mondes slave et musulman, \u00e0 travers les r\u00e9cits de voyage de plus d\u2019un explorateur venu du lointain occident musulman voir de pr\u00e8s les us et coutumes dans l\u2019aire g\u00e9ographique de l\u2019actuelle Russie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans les chapitres qui suivent, il ambitionne de jeter un regard marocain aussi aiguis\u00e9 que possible sur ce sujet par une approche mettant en rapport les facteurs linguistiques, culturels, religieux, \u00e9conomiques, politiques, etc., qui conditionnent les relations entre les peuples et les Etats, ne n\u00e9gligeant l\u2019importance d\u2019aucun \u00e9l\u00e9ment de ce qui trace leur cadre historique et g\u00e9opolitique. Ce r\u00e9tro-\u00e9clairage, qui balaie plusieurs p\u00e9riodes o\u00f9 les rapports entre les deux nations \u00e9taient faits souvent de rendez-vous manqu\u00e9s, peut aider \u00e0 comprendre les enjeux et les d\u00e9fis des relations actuelles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>Par <strong>Brahim Ounir<\/strong><\/i>,\u00a0<i> <em>Maghreb Canada Express, Vol. XIX, N\u00b001 , page 12 , Janvier 2021<\/em><br \/>\n<\/i><\/p>\n<div id=\"text-18\" class=\"sidebar-wrap clearfix widget_text\">\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.maghreb-canada.ca\/journal\/2021\/MCE208-01-2021.pdf\">Pour lire<\/a> <a href=\"http:\/\/www.maghreb-canada.ca\/journal\/2021\/MCE208-01-2021.pdf\">l\u2019\u00c9dition du mois de Janvier 2021, cliquer sur l\u2019image<\/a> :<\/h3>\n<div class=\"textwidget\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.maghreb-canada.ca\/journal\/2021\/MCE208-01-2021.pdf\"> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"style1\" src=\"http:\/\/www.maghreb-canada.ca\/journal\/2021\/n208.JPG\" alt=\"Maghreb Canada Express\" width=\"176\" height=\"239\" \/><\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Maroc a suscit\u00e9, et continue, l\u2019int\u00e9r\u00eat des chercheurs russes qu\u2019ils soient de l\u2019\u00e9poque sovi\u00e9tique ou apr\u00e8s, la preuve en est la quantit\u00e9 de titres publi\u00e9s chaque ann\u00e9e sur ce pays en Russie. 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