Par Abderrazaq Mihamou  pour Maghreb Canada express

Le football possède cette magie cruelle et magnifique d’effacer les hiérarchies en quatre-vingt-dix minutes (ou un peu plus). Alors que les parieurs et les analystes s’accordaient sur des scénarios écrits d’avance, deux rencontres récentes sont venues dynamiter les certitudes. D’un côté, l’Espagne de la nouvelle génération a déboulonné le monument Cristiano Ronaldo. De l’autre, les Diables Rouges belges ont terrassé les États-Unis dans un match étouffant, marqué par l’ombre d’une polémique arbitrale restée en travers de la gorge des observateurs.

Retour sur deux chocs hors pronostics qui resteront gravés dans les mémoires.

Portugal – Espagne : La chute du Patriarche face à la jeunesse triomphante

Ce devait être une nouvelle masterclass de longévité pour Cristiano Ronaldo, le patriarche insatiable du football mondial. C’est finalement devenu le théâtre d’un passage de témoin générationnel aussi brutal qu’inévitable.

Face au Portugal, la Roja s’est avancée sans complexe, portée par l’insouciance et le génie de ses pitchounes. Les compagnons de Lamine Yamal ont dicté un tempo étouffant, privant les Lusitaniens de ballons et isolant un Cristiano Ronaldo pourtant combatif mais privé de munitions.

Belgique – USA : Le triomphe des Diables sous l’ombre d’un scandale invisible

Si le choc ibérique a brillé par sa pureté tactique, le duel entre la Belgique et les États-Unis a basculé dans l’épique, le lourd, et le controversé. Personne n’attendait une telle tournure. Au bout d’un parcours du combattant, les Diables Rouges ont littéralement surclassé la Team USA.

Pourtant, le score fleuve de cette *large victoire belge* ne dit pas tout du scénario. Car au-delà des vagues offensives des Diables, une immense ombre planait sur la pelouse.

La polémique de la « passe droite »

Le match a basculé dans une autre dimension lorsqu’un geste d’une violence ou d’une interdiction manifeste, initialement sanctionné d’un carton rouge direct, a vu sa sentence annulée en coulisses pour donner suite aux directives douteuses de la FIFA. Pour les supporters américains et les puristes, le sentiment d’une passe droite institutionnelle était difficile à avaler. Les Belges, restés à onze, ont profité de ce coup de pouce du destin et  de la diplomatie sportive pour dérouler leur football et punir sévèrement des Américains mentalement coupés en deux.

Les USA quittent la compétition avec un immense sentiment mitigé, tandis que la Belgique savoure sa qualification, bien consciente que son parcours a été validé par un coup de théâtre qui fera jaser pendant des décennies.

Ce qu’il faut retenir

Le football de sélection a rappelé à la terre entière pourquoi il reste le plus grand spectacle du monde. Les pronostics sont au tapis, les icônes vieillissantes s’inclinent, et les décisions de la FIFA continuent de faire couler plus d’encre que les exploits des joueurs eux-mêmes. La suite de la compétition s’annonce explosive avec l’Argentine contre l’Egypte et la Suisse contre la Colombie.

By AEF