Par Abderrazaq MIHAMOU pour MCE
Les quarts de finale ont livré leurs verdicts. L’Argentine s’est qualifiée, la Suisse aussi. Techniquement, deux équipes ont franchi le cap. Mais analyser ces rencontres, c’est se heurter à une réalité dérangeante : certaines défaites ne sont pas dues au manque de talent, mais à l’incapacité d’un homme à gérer autre chose que lui-même.
Argentine-Égypte : Le gâchis programmé
L’Égypte possédait tous les ingrédients d’une surprise. Une équipe solide, des joueurs habitués aux grands rendez-vous, une détermination collective. Mais voilà que l’amateurisme du pseudo coach Houssam s’est interposée entre le rêve et la réalité. Ce coach imbu de sa personne, obsédé par sa propre légende, a transformé une potentialité en catastrophe.
Face à l’Argentine, l’Égypte aurait pu poser des problèmes réels. Au lieu de cela, on a vu une équipe désorganisée, tactiquement apathique, comme si les instructions n’avaient jamais dépassé le stade de la théorie narcissique. Houssam, trop occupé à soigner son image, a oublié ce pour quoi on embauche un entraîneur : faire jouer ensemble des hommes pour un objectif commun.
L’Argentine a passé ce barrage difficilement, il faut le reconnaître. Mais en face, ce n’était pas une équipe d’égale force,c’était une équipe sabotée de l’intérieur par celui censé la mener.
Suisse-Colombie : L’efficacité au service de l’ambition
La Suisse, elle, a pris le chemin inverse. Une certaine rudesse, une organisation méthodique, un collectif qui prime sur les éclats individuels. La Colombie, malgré ses qualités offensives, n’a pas trouvé les failles. Pas d’erreur majeure, juste une équipe helvète qui savait ce qu’elle faisait.
Cette rencontre confirme un principe oublié dans beaucoup de vestiaires : un bon coach élève le niveau collectif. Il ne demande pas à être adoré. Il ne construit pas son autorité sur son prestige personnel. Il gagne.
Le contraste qui accuse
Comparer Houssam à ces encadrants qui savent effacer leur ego au profit du groupe, c’est mesurer l’abîme entre un coach et un personnage qui joue au coach. L’Égypte a perdu parce que Houssam a choisi de gérer son image plutôt que de gérer son équipe. C’est un crime sportif.
Ses joueurs méritaient mieux. Beaucoup mieux. Ils en paieront le prix politique et émotionnel tandis que Houssam continuera de disserter sur ses réussites passées, imperméable à la médiocrité du présent.
L’histoire retiendra que l’Égypte s’est battue. L’histoire oubliera qu’elle aurait pu gagner, si seulement celui qui devait la guider n’avait pas marché sur sa propre ombre.