Correspondance du Maroc par Abderrazaq MIHAMOU
Le samedi 3 janvier 2026 marquait le retour aux affaires sérieuses pour la Coupe d’Afrique des Nations. Après une courte pause pour célébrer le nouvel an, le ballon rond a repris ses droits sur la pelouse marocaine au grand stade de Tanger et à Casablanca avec deux affiches qui resteront gravées dans les mémoires de cette édition. Entre la résilience du Sénégal et le coup de tonnerre malien, le spectacle était total.
Sénégal – Soudan : Les Lions de la Teranga à l’usure
Le premier choc de cette journée de reprise opposait le Sénégal, grand favori, à une équipe du Soudan qui a déjoué tous les pronostics par sa qualité de jeu. Malgré une domination territoriale évidente, les Sénégalais se sont heurtés pendant plus de 70 minutes à un bloc soudanais extrêmement bien organisé et techniquement surprenant.
Il a fallu attendre le dernier quart d’heure pour voir les Lions de la Teranga trouver la faille. Cette victoire, longue à se dessiner, souligne la montée en puissance des nations dites « émergentes » du football africain. Le Sénégal s’impose, mais le Soudan sort de cette confrontation avec les honneurs, ayant prouvé qu’il pouvait rivaliser avec les plus grands.
Mali – Tunisie : Le mur malien fait tomber les Aigles de Carthage
Le second match de la soirée a basculé dans l’irréel. Dans un duel tactique intense, le Mali et la Tunisie n’ont pas réussi à se départager au terme du temps réglementaire et des prolongations. La solidité défensive du Mali a été le fil conducteur de cette rencontre avec un joueur en moins depuis la 1ère mi-temps, ils arrivent à neutraliser les assauts tunisiens avec une rigueur impressionnante.
La décision s’est finalement jouée lors de la séance fatidique des tirs au but. C’est ici qu’un homme a changé le cours de l’histoire : le gardien de but malien. Auteur d’arrêts réflexes exceptionnels durant le match, il a littéralement écœuré les tireurs tunisiens lors de la séance des tirs au but. fina Le Mali se qualifie, laissant une équipe de Tunisie meurtrie par une élimination précoce mais logique face à la détermination des Aigles du Mali.
Une tribune de prestige et un public en feu
Cette journée de gala à Casablanca s’est déroulée sous les yeux de Patrice Motsepe, président de la CAF, et de Fouzi Lekjaa, président de la FRMF. Leur présence constante témoigne de la réussite organisationnelle de cette CAN et du suivi rigoureux de chaque étape du tournoi. Les deux dirigeants ont pu constater l’engouement sans faille des supporters qui, malgré la période festive tout juste achevée, ont rempli les gradins dans une ambiance de carnaval.
Les chants des supporters maliens et la ferveur des fans sénégalais ont créé une atmosphère électrique, confirmant que cette CAN 2025 au Maroc est avant tout la fête du peuple africain. La qualité des infrastructures et la fluidité de l’accueil des fans continuent de faire de cette compétition une référence mondiale.
Le spectacle ne fait que commencer et promet de nouvelles émotions fortes dès demain. L’effervescence montera d’un cran avec les entrées en lice très attendues du Maroc face à la Tanzanie et le choc des géants entre le Cameroun et l’Afrique du Sud. Une chose est sûre : le football africain n’a pas fini de nous faire vibrer