Correspondance du Maroc par Abderrazaq MIHAMOU (1)

Le Grand Stade de Tanger est devenu, ce 14 janvier 2026, le théâtre d’une épopée que le football africain n’est pas prêt d’oublier. Dans une enceinte chauffée à blanc, où l’air vibrait au rythme des tambours et des chants, deux sommets du football africain ont tenu toutes leurs promesses, scellant le destin de géants et confirmant l’ascension irrésistible des Lions de l’Atlas.

Mané, l’Éternel Lion face aux Pharaons

La soirée a débuté par un classique qui ne déçoit jamais : Sénégal contre Égypte. Un duel de tacticiens, une bataille de nerfs. Alors que le match semblait se diriger vers une impasse tactique, c’est l’inévitable Sadio Mané qui a surgi pour débloquer la situation. D’un geste dont il a le secret, l’attaquant sénégalais a crucifié la défense égyptienne, offrant une victoire précieuse aux Lions de la Teranga. Un succès minimaliste mais ô combien significatif, rappelant que le Sénégal reste un prétendant féroce à sa propre succession.

Maroc-Nigeria : Le Choc des Titans

Mais le clou de la soirée, le match qui a coupé le souffle à tout un royaume, fut sans conteste l’affrontement entre le Maroc et le Nigeria. Face à des Super Eagles impressionnants de puissance physique et de vélocité, les hommes de Walid Regragui ont livré une prestation qui relève de l’art pur.

Le Nigeria a imposé un défi athlétique immense, jouant un football de transition rapide et dévastateur. Pourtant, la réponse marocaine fut chirurgicale. Ce fut une victoire de l’intelligence sur la force brute, une « justice rendue » à Walid Regragui. Le sélectionneur a prouvé, une fois de plus, que son projet de jeu est solide, cohérent et porté par une génération de joueurs qui traitent le ballon avec une élégance rare.

De vrais  gladiateurs  nommés Bono, Hakimi, Diaz et Aynaoui,…

Sur la pelouse, certains noms ont scintillé plus que d’autres. Achraf Hakimi, véritable moteur sur son flanc, a orchestré les offensives avec une maturité de capitaine. Brahim Diaz, dans un rôle de métronome, a fait étalage de sa classe mondiale, brisant les lignes nigérianes par ses accélérations et sa vision de jeu.

La jeunesse n’était pas en reste : Neil El Aynaoui a régné sur l’entrejeu avec un calme olympien, tandis qu’Igamane, par son pressing incessant et son audace, a pesé sur la défense adverse durant les 120 minutes de ce marathon footballistique. Le match a basculé dans l’irréel lors de la séance de tirs au but, où le sang-froid marocain a fini par briser la résistance nigériane, déclenchant une hystérie collective dans les travées.

Le 12ème Joueur…

Si le spectacle était sur le terrain, il était tout autant dans les tribunes. Le Stade Moulay Abdellah de Rabat  a vécu une véritable démonstration de force populaire. Répondant à l’appel de la nation, les Ultras des différents clubs du championnat marocain ont mis de côté leurs rivalités locales pour ne former qu’un seul bloc derrière les Lions de l’Atlas.

Dès la première seconde et jusqu’au dernier tir au but par Ennsayri , les chants n’ont jamais cessé. Cette union sacrée entre le public et ses joueurs a été le moteur indispensable pour tenir tête à la puissance physique du Nigeria. Plus qu’une victoire sportive, ce match restera comme le symbole d’un football marocain en pleine renaissance, porté par un staff visionnaire, des joueurs dévoués et un peuple passionné.

À Rabat et à Tanger , le message est clair : le Maroc n’est pas seulement sur la bonne voie, il est en train de redéfinir les standards de l’excellence africaine.

Au sujet de l’auteur :

(1) Abderrazaq MIHAMOU est :

  • Fondateur du Riduge
  • Fondateur et past president  Optimist international Club Maroc 
    Expert  Digital  & Organisation
  • Coach professionnel certifié
    Directeur Fondateur du Groupe Eclisse
  • Chroniqueur dans plusieurs journaux et Magazines
  • Membre de l’association des journalistes indépendants du Québec.
  • Ex Professeur de la gouvernance du Sport ENCG Casablanca
  • GSM / Wathsapp +212600599738
  • Wathsapp Canada +1 514 241 8483

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