Maghreb / Maroc : Un nouveau parc éolien à Tarfaya; le plus important de tout le continent africain

tarfayaC’est le plus important parc éolien de tout le continent africain que GDF Suez s’apprête à construire et exploiter à Tarfaya, dans le sud du Maroc. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec la société énergétique marocaine Nareva Holding.

D’une puissance de 300 mégawatts, le parc que va construire Gdf-Suez dans le sud marocain sera le plus grand projet entrepris par le groupe dans l’éolien. Le groupe français a annoncé, jeudi 7 février, être sur le point de construire et d’exploiter ce gigantesque parc éolien qui sera situé au sud du Maroc, à Tarfaya. Dès sa mise en service prévue fin 2014, il représentera à lui seul environ 40% de la capacité de production d’électricité éolienne du Maroc, a souligné le groupe français dans un communiqué. Cet objectif va ainsi « conforter l’objet du pays de porter la part des énergies renouvelables dans son système énergétique à 40% à l’horizon 2020 », selon des propos Gérard Mestrallet, patron de Gdf-Suez rapportés par l’AFP.

« Tarfaya est un projet ambitieux, à l’échelle du continent africain, qui s’inscrit totalement dans la stratégie de développement de GDF Suez à l’international », et va à lui seul augmenter la capacité éolienne du groupe d’environ 8%, a-t-il ajouté. Le projet fonctionnra selon le système du  BOOT (Build, Own, Operate and Transfer).

Situé sur la côte Atlantique  face aux Iles Canaries, le site de Tarfaya, bénéficie de conditions climatiques « extrêmement favorables » en matière de vent, le parc ayant un facteur de charge (ndlr: taux moyen de fonctionnement des éoliennes) de 45%. Ce taux est généralement supérieur aux 20 à 40% enregistrés selon les pays. En général seuls les parcs marins arrivent à 40%, a-t-il également précisé.

Un coût inférieur à celui d’une nouvelle centrale à charbon

L’électricité produite par le site fera l’objet d’un contrat d’achat sur 20 ans conclu avec l’Office national de l’électricité et de l’eau du Maroc (ONEE). Le projet, d’un coût total de 450 millions d’euros, sera financé pour 80% (soit 360 millions) via des emprunts souscrits auprès de trois établissements marocains (Attijariwafa Bank, Banque Centrale Populaire et Banque Marocaine du Commerce Extérieur).

Le solde, soit 90 millions d’euros, sera financé sur fonds propres à égalité par Gdf Suez et Nareva, une filiale du groupe ONA lié à la famille royale marocaine. De son côté Dirk Beeuwsaert, directeur général adjoint du groupe en charge de la branche Energie international, a indiqué que le coût « est inférieur à celui d’une nouvelle centrale au charbon », et c’est donc « un moyen de production d’électricité efficace et rentable pour le pays », même s’il ne fonctionnera qu’un peu moins de la moitié du temps.

Nasser Djama (Source : http://www.usinenouvelle.com , Publié le )