Par Ahmed Saber (1) (Rabat, Maroc)

Le samedi 3 janvier 2026, les forces américaines ont déclenché, à l’aube, une intervention militaire spectaculaire qui a abouti à la capture du président en exercice du Venezuela, Nicolas Maduro  et de son épouse, Cilia Flores. Emmené aux  États-Unis, le président vénézuélien devrait y être jugé pour des crimes imaginés, qui relèvent davantage du fantasme que de la réalité tangible.   Ainsi,  et contrairement aux vœux des peuples épris de justice et de liberté, l’année 2026 aurait mal débuté, tout en démarrant sur les chapeaux de roues.

Pour les rares observateurs sages et indépendants, et qui osent  exprimer ouvertement leur vif attachement aux principes fondamentaux du droit international, l’opération militaire américaine au Venezuela est une violation, en long et en large, du droit international. C’est une entorse flagrante au système multilatéral, que les puissances mondiales ont tenté de maintenir et de renforcer, depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Violation de tous les principes fondamentaux du droit international

Sur le plan purement juridique, l’opération américaine au Venezuela viole tous les principes fondamentaux du droit international dont notamment le respect de la souveraineté des États, l’interdiction du recours à la force, le règlement pacifique des différends, la non-ingérence dans les affaires intérieures des États, le respect de l’intégrité  territoriale des États (un principe  consacré par le droit coutumier et l’article 2-4- de la charte des Nations-Unies), la souveraineté des États sur leurs ressources naturelles (un principe entériné par la résolution 1803 de l’ONU de 1962),  la coopération internationale et les droits de l’Homme…etc…. 

Depuis quelques années, on essaie d’introduire un autre principe, plus politique que juridique, à savoir le rejet des changements anticonstitutionnels de gouvernement, un principe à géométrie variable et une arme à double tranchant, qui pourrait permettre de maintenir au pouvoir, des dictateurs ou des apprentis-sorciers  qui cherchent à s’enrichir en appauvrissant leurs pays.

Les relations diplomatiques à la croisée des chemins

La récente opération déclenchée par les forces américaines au Venezuela est choquante, voire terrifiante. Elle sape tous les principes fondamentaux du droit international. Elle n’est pas un « film Western » qui peut être raconté superficiellement à partir des images hallucinantes et des prouesses du héros. Elle doit être disséquée et décryptée pour comprendre le passé, l’avenir et le devenir des relations diplomatiques qui doivent rester un outil fondamental des relations internationales, si l’on veut vraiment vivre en paix dans un monde complètement immunisé contre les convoitises et le désir insatiable de disposer injustement des richesses d’autrui.  

Pour comprendre  ce qui s’est passé vraiment le 3 janvier 2026 à Caracas, il faut se libérer de l’enfumage, et surtout du carcan dans lequel certains voudraient nous enfermer pour ne rien voir en nous imposant  une  lecture orientée  des événements.

Ce qui est sûr et certain, c’est que l’opération militaire américaine menée au Venezuela n’est pas la première du genre. Mais ce qui est  terrifiant, c’est qu’elle risque de ne pas être la dernière bourde.

Le 11 septembre 1973, un coup d’État mené par le général Pinochet et soutenu par les USA a évincé, pour jamais, le président légitime chilien, Salvador Allende. Ce dernier  est mort  dans le palais présidentiel sous les bombes des putschistes. Allende a voulu nationaliser les gisements du cuivre du Chili. A cette époque, le cuivre qui était considéré comme l’âme et l’histoire même du Chili, était largement exploité par de grandes compagnies américaines.

Le 20 décembre  1989, une opération militaire américaine de grande envergure menée au Panama a abouti à l’arrestation de  Manuel Antonio Noriega, militaire, homme fort et président de facto  du Panama, entre  1983 et 1989. Ce dernier a été amené  aux USA pour y être jugé pour « trafic de drogue et blanchiment d’argent ».Pourtant, et c’est la partie invisible et le côté occulté de l’affaire,  Noriega était, pendant un certain temps,  un informateur et un grand collaborateur de la CIA. Ce qui complique davantage la compréhension  de l’affaire, c’est le fait que cette opération au Panama a eu lieu pendant le mandat présidentiel  de George Bush, lequel a été le patron de la CIA au milieu de la décennie 70 du siècle dernier. En outre, il ne faut pas oublier que Noriega a été décoré de la Légion d’honneur, par le président, François Mitterrand, en 1987.  Un honneur qui fut annulé plus tard. Les autorités françaises de l’époque traitaient Noriega comme un chef d’État.

En 2000, pour protester contre les États-Unis qui refusaient à l’époque de mettre fin à l’embargo contre son pays, l’ex-président irakien Saddam Hussein aurait décidé de libeller le pétrole de son pays en Euro,  une monnaie scripturale à l’époque. L’annonce de  cette décision a eu un effet très positif sur le cours de l’Euro.  Trois ans après, et plus précisément, le 3 janvier 2003,  les États-Unis décidèrent d’envahir l’Irak, sans déclaration de guerre. Baptisée « opération liberté irakienne », cette invasion qui a été déclenchée au nom de la sécurité mondiale,  s’est soldée par l’éviction de Saddam.

En 2009,  l’ex-président libyen Mouammar Kadhafi, a eu l’audace de proposer aux États africains une nouvelle monnaie complètement indépendante du dollar américain.  A cet effet, il a proposé le Dinar-or visant à créer une monnaie panafricaine adossée à l’or pour remplacer le dollar dans les transactions pétrolières. Cette décision stratégique ne menaçait pas seulement le dollar américain mais aussi  le Franc CFA en Afrique. Il faut souligner à cet égard que le dinar-or n’est pas une invention ou une trouvaille géniale de Kadhafi. En effet, le dinar-or était une ancienne monnaie introduite par la dynastie des omeyyades  en l’an 77 après l’Hégire. C’est une monnaie qui a connu une grande stabilité pendant plus de sept cents ans. En 2011, le régime de Kadhafi a chuté suite aux frappes militaires aériennes et maritimes  menées et pilotées par l’OTAN. Kadhafi est mort en octobre 2011 et le dinar-or a été renvoyé aux calendes grecques.

Le bâton sans la carotte…

Le cas du Venezuela ressemble à bien des égards aux cas susmentionnés car il s’agit d’un cas classique de désobéissance aux principaux  ordres monétaires  de l’oncle  Sam (uncle Sam) qui a fait du « Big Stick – gros bâton » sa doctrine et ses déterminants en matières des relations internationales.  Dans son bras de fer contre le monde occidental et notamment les USA, le Venezuela s’est permis d’aller très loin, ce qui a irrité les Etats-Unis. En 2007, le Venezuela, sous Chavez, s’est retiré du FMI (il y est revenu en 2018). Le Venezuela étant un membre fondateur du FMI. Il parait que les dirigeants du Venezuela n’ont pas compris l’importance cruciale des  accords de Bretton Woods, qui étaient  conçus pour renforcer l’hégémonie occidentale  et le maintien de la suprématie américaine depuis la seconde guerre mondiale en établissant un système monétaire international centré sur le dollar américain convertible en or et à taux fixe ( 35 dollars l’once).

Pour des raisons liées aux mauvaises  performances  de l’économie américaine (déficit de la balance commerciale depuis 1893) et la mauvaise utilisation par les USA de cet atout monétaire, le président Richard Nixon a été obligé de mettre fin, le 15 Août 1971,  au système monétaire international issu des accords de Bretton Woods en décidant  la non-convertibilité du dollar en or pour  les banques centrales étrangères. Les principales institutions de Bretton Woods, à savoir le FMI et la Banque mondiale qui  auraient été  créées  pour stabiliser l’économie mondiale et financer la reconstruction d’après-guerre,  ont été fortement soutenues pour pouvoir  jouer pleinement leur vrai  rôle, un rôle inavoué jusqu’à présent.  Selon certains économistes, ces deux institutions ont pour mission principale  de présenter du venin (dette) sous forme de remède. Et ce n’est pas un simple hasard que le FMI soit toujours dirigé par un européen et que la Banque Mondiale  soit une chasse gardée des américains.

Une affaire de gros sous

Pour certains analystes, la principale raison de l’opération militaire au Venezuela n’est ni les importantes réserves prouvées du pétrole qui placent le Venezuela ( 300 milliards de barils) devant l’Arabie Saoudite, ni la drogue, ni les prétendus soucis  démocratiques, mais le dollar ou plus précisément le pétrodollar. Ce système  a permis aux USA de se maintenir sur son fauteuil de première puissance économique et financière dominante au monde depuis 1974, date de la signature d’un accord entre les USA et l’Arabie Saoudite en vertu duquel toutes les factures d’achat  et les transactions sur le  pétrole doivent  être libellées en dollar américain et rien que le dollar. En 2018, le Venezuela a exprimé son intention de se libérer du dollar. Il a commencé par accepter le yuan chinois ou l’euro.  En 2023, le Venezuela avait officiellement déposé une demande d’adhésion aux BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), une information qui a été confirmée par la vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez.  Le Brésil aurait  bloqué cette  candidature du Venezuela et brisé son ambition d’intégration à ce groupe,  mené par la Chine. Le Venezuela qui a vigoureusement fustigé cette position brésilienne, a qualifié le véto brésilien « d’agression ».

Pour les hauts responsables étasuniens, le régime  vénézuélien serait très favorable à l’Iran, un des principaux ennemis des USA, à cause de sa localisation  géographique qui en fait un pays très proche  des gigantesques  gisements  du pétrole des pays du Moyen-Orient et notamment l’Arabie Saoudite, le Kuwait, les Emirats Arabes Unis et le Qatar. En plus des fabuleux gisements de pétrole et du gaz, il y a un autre risque effrayant pour les occidentaux. En effet,  l’Iran menace  de bloquer, à tout moment,  le passage par le détroit d’Ormuz. Ce dernier est le  passage maritime crucial pour le pétrole mondial. Sa fermeture aura comme conséquence directe la paralysie du commerce énergétique au niveau mondial.

Le Venezuela est aussi un pays qui s’est rapproché de la Chine, un pays qui risque de détrôner les USA et devenir la première puissance économique au monde. La Chine est aussi  un des principaux créanciers des USA. La Chine est aussi  un des  pays qui ont  beaucoup investi dans l’achat des bons du trésor américain.

Pour boucler la boucle, le Venezuela  a cherché aussi à contourner le système de paiement  « SWIFT » (Society for Worldwide Interbank Financial Télécommunication), un réseau mondial sécurisé pour la  messagerie et les transactions financières entre les banques et les institutions financières du monde entier.  Créé en 1973, le « SWIFT » est une société privée de droit belge. C’est un réseau sécurisé et une plate-forme  de messagerie qui permet de transmettre des informations pour réaliser des virements bancaires. Selon certaines informations, en 2021, le « SWIFT » aurait  permis la transmission de plus de 10 milliards d’ordres de paiement dans le monde. En 2022, ce système  a été appelé à appliquer des sanctions imposées à la Russie, conformément à un  règlement de l’Union européenne.

Le « SWIFT » n’est qu’un intermédiaire  qui facilite la transmission des messages contenant des instructions de paiement entre les institutions financières concernées. Le « SWIFT » ne gère pas des comptes, ne détient pas de fonds ou d’actifs financiers et n’a pas de mécanisme de compensation ou de règlement des transactions. Le « SWIFT » occupe une place centrale dans le système financier mondial. Plus de 11.000 entreprises, organisations bancaires et de titre  sont clientes du « SWIFT » dans plus de 200 pays et territoires. Le « SWIFT » est une entreprise détenue par ses membres à savoir les plus grandes banques mondiales. En principe, personne ne peut dominer cette plate-forme. Or et dans les faits, il s’agit d’un outil entièrement contrôlé par les banques centrales des plus grandes économies du monde dont les USA, l’Europe et le Japon. Celles-ci établissent les normes pour faire du « SWIFT » un réseau de messagerie interbancaire dominant et irremplaçable pour les transactions financières internationales. D’où son importance cruciale pour les économies dominantes au niveau mondial. C’est pourquoi,  chercher une solution alternative pour détrôner le « SWIFT »  serait un «  crime impardonnable », selon ceux  qui dominent  le monde par l’arme financière. Il parait que les responsables gouvernementaux du Venezuela  ont sous-estimé  le risque de renoncer au « SWIFT ». Pour les occidentaux, abandonner le  « SWIFT », c’est  créer un antécédent et une référence qui risque de   tracer la voie pour tous ceux qui chercheront à recourir à un autre système de paiement entièrement neutre et complètement  indépendant,  un outil alternatif, un facilitateur protégé contre des abus et  qui ne pourrait pas  être utilisé comme une arme politique contre leurs intérêts.

Touche pas à mon espace stratégique

L’Histoire est une ligne continue. C’est un flux ininterrompu. Les événements actuels sont le résultat logique des actions positives ou négatives menées dans le passé. Pris isolément, un événement malheureux ou heureux, ne peut pas être convenablement expliqué ou justifié. Dans un tel raisonnement qui fait fi du passé et de son impact sur le présent et le futur, un raisonnement  qui  occulte le contexte actuel et ses liens avec le passé et les abus commis, un événement perd sa vraie valeur et ne peut être utilisé que comme un objet pour enfumage, un objet de propagande pour travestir la pensée des peuples et défigurer  la réalité. Non souhaité par les gens sérieux et honnêtes, ce type de raisonnement peut  innocenter/ dédouaner le coupable et  incriminer la victime.

Outre l’enchaînement historique et logique des événements, il y a aussi la doctrine et l’idéologie adoptées par les régimes hégémoniques, sans laquelle on ne peut pas expliquer convenablement une action militaire menée contre un État souverain. En effet, il sera difficile de comprendre certaines actions menées par les forces américaines au Chili, au Panama,  en Irak et tout dernièrement contre le Venezuela, sans  se référer à la doctrine dite de « big stick » ( diplomatie du gourdin) adoptée par le président américain Théodore Roosevelt au début du 20ème siècle.  Conformément à cette doctrine, les USA se sont attribué  le rôle non souhaitable de gendarme de tout le continent américain. En termes très simples, selon cette doctrine américaine, un chef d’État d’un pays du continent américain doit obéir, sinon il risque d’être chassé de son poste par la force militaire. Que ce président soit légitime et élu démocratiquement est une question qui importe très peu pour les responsables étasuniens. A part le peuple des USA, aucun autre pays  du continent américain n’était considéré comme souverain.

En 2003, les responsables militaires américains ont mis en œuvre une doctrine complètement insensée appelée « guerre préventive ». Conformément à cette doctrine entièrement absurde, un pays pourrait s’arroger le droit d’attaquer un autre considéré comme une menace future mais non imminente.

Dans le cas du Venezuela,  les responsables militaires  américains sont allés plus loin encore  en  mettant  en œuvre une autre doctrine plus dangereuse que les précédentes appelée « crédibilité dissuasive ». Selon cette doctrine, « si vous proférez une menace, «  il faut la mettre à exécution pour que ta crédibilité soit nettement améliorée ». 

Après de longues années de tension avec Cuba, les USA menacent le Mexique, la Colombie et même le Danemark en proposant d’acheter, ou plus exactement  annexer  le  Groenland, une immense île et un territoire constitutif du Royaume  de Danemark, situé entre l’Atlantique Nord et l’océan  Arctique. Le Groenland s’étend sur une superficie de 2, 16 millions de kms carrés. Si l’on met à part Cuba et la Colombie, les  positions des américains à l’égard du Mexique et du Danemark sont incompréhensibles. Le Danemark est un allié de longue date des États-Unis. Il est membre fondateur de l’OTAN et membre de l’Union européenne depuis 1973 et de l’espace Schengen.  Pour sa part, le Mexique est devenu un important  partenaire commercial des USA et du Canada à la faveur de l’Accord de libre-échange nord-américain ( ALENA)  qui a institué une zone de libre- échange entre les USA, le Canada  et le Mexique, de 1994 et 2020. L’ALENA a été remplacé par l’Accord Canada- Etats-Unis-Mexique à partir du 1er juillet 2020. Sur le plan sportif, le Mexique  organisera l’édition de la coupe du monde de football de 2026 conjointement avec les USA et le Canada, du 11 juin au 19 juillet  2026.

Pour bien comprendre l’opération militaire menée contre le Venezuela, le 3 janvier 2026, il faut se replacer dans le temps afin d’identifier les raisons de la continuité et faire émerger les points de rupture et les goulots d’étranglement. Les événements actuels ou historiques ne peuvent être compris que si on les ordonne et on essaie de les placer dans leur contexte historique. On ne peut rien comprendre   sans le recours à certains repères historiques. L’intervention américaine contre le Venezuela ne peut être bien comprise que  si on analyse profondément les accords de Bretton Woods de 1944, dont l’objectif premier était d’instituer un système monétaire organisé autour  du  dollar américain. Il serait difficile de comprendre la politique étrangère des USA, surtout au Moyen-Orient, sans glaner le minimum d’informations crédibles sur le Pacte de Quincy, conclu entre les États-Unis et l’Arabie Saoudite en 1945.  On ne peut rien comprendre si on ignore le faramineux coût financier direct de la guerre du Vietnam (1955-1975) pour les USA et son impact sur le budget et l’économie américaine. Estimé à presque 170 milliards du dollar de l’époque,  le coût de la guerre du Vietnam a eu un effet négatif sur le budget américain, l’investissement et les priorités économiques des États-Unis au début de la décennie 70 du 20ème siècle.  Durement  secoués  par des difficultés économiques sans précédent et le déclenchement  d’un cycle inflationniste, les USA ont été contraints de suspendre la convertibilité du dollar en or, le 15 Août 1971.  

On n’arrivera jamais à comprendre la logique et l’équation américaines en matière de relations internationales sans se donner la peine de comprendre les tenants et les aboutissants de l’accord du pétrodollar, conclu entre les USA et l’Arabie Saoudite  en 1974. En vertu de  cet accord, le pétrole serait vendu exclusivement en dollar américain. Ce qui créa une demande artificielle du dollar, qui devint une devise forte, une devise populaire et couramment utilisée dans le monde entier. A cet égard, il importe de souligner qu’une rumeur  persistante  sur la fin de cet accord circule depuis plusieurs  mois.  Selon cette rumeur, l’accord entre l’Arabie Saoudite et les États-Unis de 1974  aurait pris fin en juin 2024.

Au sujet de l’auteur :

(1) Ahmed Saber fut second de l’ambassadeur et conseiller économique à l’ambassade du Maroc à quatre reprises : À Doha (Qatar), à Moscou (Russie), à Ottawa (Canada) et à Berlin (Allemagne), ceci sans parler de ses différentes affectations, au sein du ministère des affaires étrangères, en tant que chef de service; dont celle de chef de Service « des droits de l’Homme » à la Direction des Nations Unies (2005-2008).

Il est aussi l’auteur du Roman « Le marabout de la vallée de l’arbousier paru tout récemment à Rabat (Maroc)

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