Par Ahcène Tahraoui (Montréal)
Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) est secoué par une affaire qui soulève de vives inquiétudes quant aux relations entre les forces de l’ordre et les communautés racisées. Seize policiers affectés au poste de quartier 39, à Montréal-Nord, font actuellement l’objet d’une enquête interne portant sur des allégations de comportements racistes et haineux envers des citoyens noirs et arabes. L’information a été confirmée vendredi soir par le directeur du SPVM, Fady Dagher, lors d’une conférence de presse convoquée en urgence. Selon les premiers éléments de l’enquête, les gestes reprochés se seraient produits lors d’interventions policières effectuées au cours des dernières années.
Parmi les allégations les plus troublantes figure la collecte de mèches de cheveux ou de tresses rastas (dreadlocks) qui auraient été coupées sur certaines personnes interpellées. Des sources policières décrivent ces pratiques comme particulièrement choquantes et incompatibles avec les valeurs de respect et de professionnalisme auxquelles les policiers sont tenus.
Deux des seize agents visés ont déjà été suspendus de leurs fonctions. Selon les informations disponibles, ils pourraient également faire face à des accusations criminelles si les faits allégués sont corroborés par l’enquête.
Cette affaire risque de raviver le débat sur le profilage racial et la confiance entre les services policiers et les communautés issues de la diversité. Depuis plusieurs années, Montréal-Nord est au cœur de discussions sur les rapports parfois tendus entre les citoyens et les forces de l’ordre.
La direction du SPVM affirme collaborer pleinement au processus d’enquête et assure que toute inconduite avérée fera l’objet de mesures disciplinaires ou judiciaires appropriées. De leur côté, plusieurs organismes communautaires réclament toute la lumière sur cette affaire et demandent que les conclusions de l’enquête soient rendues publiques.
L’évolution de ce dossier sera suivie de près, alors que de nombreuses voix appellent à une réflexion approfondie sur les mécanismes de surveillance et d’imputabilité au sein des corps policiers.
Ahcène Tahraoui Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) est secoué par une affaire qui soulève de vives inquiétudes quant aux relations entre les forces de l’ordre et les communautés racisées. Seize policiers affectés au poste de quartier 39, à Montréal-Nord, font actuellement l’objet d’une enquête interne portant sur des allégations de comportements racistes et haineux envers des citoyens noirs et arabes. L’information a été confirmée vendredi soir par le directeur du SPVM, Fady Dagher, lors d’une conférence de presse convoquée en urgence. Selon les premiers éléments de l’enquête, les gestes reprochés se seraient produits lors d’interventions policières effectuées au cours des dernières années.
Parmi les allégations les plus troublantes figure la collecte de mèches de cheveux ou de tresses rastas (dreadlocks) qui auraient été coupées sur certaines personnes interpellées. Des sources policières décrivent ces pratiques comme particulièrement choquantes et incompatibles avec les valeurs de respect et de professionnalisme auxquelles les policiers sont tenus.
Deux des seize agents visés ont déjà été suspendus de leurs fonctions. Selon les informations disponibles, ils pourraient également faire face à des accusations criminelles si les faits allégués sont corroborés par l’enquête.
Cette affaire risque de raviver le débat sur le profilage racial et la confiance entre les services policiers et les communautés issues de la diversité. Depuis plusieurs années, Montréal-Nord est au cœur de discussions sur les rapports parfois tendus entre les citoyens et les forces de l’ordre.
La direction du SPVM affirme collaborer pleinement au processus d’enquête et assure que toute inconduite avérée fera l’objet de mesures disciplinaires ou judiciaires appropriées. De leur côté, plusieurs organismes communautaires réclament toute la lumière sur cette affaire et demandent que les conclusions de l’enquête soient rendues publiques.
L’évolution de ce dossier sera suivie de près, alors que de nombreuses voix appellent à une réflexion approfondie sur les mécanismes de surveillance et d’imputabilité au sein des corps policiers.