Par Abderrazaq MIHAMOU (Maroc)

Le football mondial assiste à un changement de paradigme, et le Maroc en est l’épicentre. Sous la houlette de son sélectionneur Mohamed Ouahbi, l’équipe nationale enchaîne les performances de haute volée, mais c’est l’identité de jeu affichée qui suscite aujourd’hui l’admiration des plus grands observateurs internationaux. Récemment, même le prestigieux Brésil, roi historique du joli jeu, a dû s’incliner face à la maturité tactique et à l’audace technique de l’école marocaine. Une rencontre gravée dans les mémoires comme une véritable leçon de football moderne.

L’innovation tactique au cœur du projet Ouahbi.

Depuis sa prise de fonction, Mohamed Ouahbi a insufflé une philosophie résolument moderne. Loin des schémas frileux ou du simple attentisme, son style de jeu repose sur une animation hybride : une maîtrise technique absolue dans les petits espaces, un pressing haut étouffant et une transition offensive d’une verticalité foudroyante.

Face au Brésil, cette formule a frôlé la perfection. Les Lions de l’Atlas ont dicté le tempo, confisqué le ballon par séquences et fait preuve d’une discipline de fer. Cette capacité à combiner la rigueur tactique européenne à la créativité innée du joueur marocain a totalement déstabilisé la Seleção. Avec le nul au goût d’une victoire, ce fut une belle démonstration confirmant que le Maroc ne se contente plus de rivaliser, il impose son football.

Un gisement de talents inépuisable.

Ce choc a également mis en lumière une réalité indéniable : le Maroc dispose d’un réservoir de joueurs de haut niveau qui semble inépuisable. Qu’ils soient issus de l’Académie Mohammed VI de Football — devenue une référence mondiale en matière de formation, des clubs de la Botola ou de la diaspora européenne, les talents s’intègrent avec une fluidité déconcertante dans le système de Ouahbi.

Lorsqu’un cadre s’absente, la relève se montre immédiate et tout aussi tranchante. Cette profondeur de banc et cette polyvalence démontrent que le succès du football marocain n’est pas un feu de paille passager, mais le fruit d’une structure d’élite durable. Le réservoir national regorge de techniciens hors pair, de milieux travailleurs et de défenseurs modernes capables de rivaliser avec l’élite mondiale.

Le respect du Roi du football

Entendre les techniciens brésiliens admettre avoir « appris une grande leçon » face au Maroc résonne comme une consécration. Le style marocain, caractérisé par ce mélange unique de grinta, de possession intelligente et de créativité, est désormais étudié à l’international.

Mohamed Ouahbi et ses hommes ont prouvé que la culture footballistique du Royaume a atteint sa pleine maturité. L’avenir s’annonce radieux pour cette génération qui n’a plus peur de rien, et certainement pas des géants de la planète foot. Le message est clair : l’école marocaine est là pour durer, et le monde entier regarde désormais vers Rabat.

By AEF