Par Abderrazaq MIHAMOU (Maroc)

Un nom qui résonne avec une insistance particulière dans les travées des stades saoudiens et sur le continent africain : Yassine Bono. Le portier maroco-canadien, véritable muraille humaine, continue d’écrire l’une des plus belles pages de l’histoire du football arabe et mondial.

À 35 ans, celui que l’on surnomme affectueusement « Bono » semble avoir atteint une plénitude rare pour un gardien de but. Sa saison sous les couleurs d’Al-Hilal a été, une nouvelle fois, marquée du sceau de l’excellence. Artisan majeur du sacre du club en King’s Cup of Champions en mai dernier, il a prouvé que son départ d’Europe pour la Saudi Pro League n’était en rien une pré-retraite, mais bien un nouveau chapitre conquérant.

Un parcours forgé dans la résilience

Né à Montréal avant de rejoindre le Wydad de Casablanca, Bono a toujours dû se battre pour s’imposer. De ses débuts difficiles en Espagne avec la réserve de l’Atlético Madrid jusqu’à son explosion tardive mais fracassante au FC Séville, son parcours est une leçon de persévérance. Ses deux Ligues Europa remportées avec le club andalou et son prix Zamora (meilleur gardien de Liga en 2022) restent des jalons historiques pour un gardien africain.

Le héros national

Mais c’est sous la tunique des Lions de l’Atlas que Yassine Bono a acquis son statut d’icône éternelle. Depuis l’épopée mémorable au Qatar en 2022, où il avait écœuré les attaquants espagnols et portugais, Bono est devenu bien plus qu’un gardien : il est le symbole d’un Maroc qui gagne et qui ne tremble pas. En ce mois de juin 2026, ses récentes performances en éliminatoires confirment qu’il reste le pilier central sur lequel repose l’ambition nationale la dernière preuve est le dernier match contre le Brésil.

Un héritage en construction

Au-delà des statistiques impressionnantes  avec plus de 26 titularisations de haut vol cette saison  c’est l’influence de Bono sur le terrain qui frappe les esprits. Son calme olympien, ses réflexes toujours aussi vifs malgré les années, et son jeu au pied font de lui un modèle pour toute une génération de jeunes gardiens.

Alors que les rumeurs de fin de carrière commencent doucement à poindre à l’horizon 2026, Yassine Bono répond sur le terrain par des arrêts « impossibles ». L’ange gardien n’a pas encore fini de déployer ses ailes, pour le plus grand bonheur des supporters d’Al-Hilal et de tout un peuple marocain qui voit en lui le meilleur gardien de son histoire.

By AEF