Le parti québécois avait déclenché prématurément ces élections confiant qu’il aura « un mandat fort » de la part des québécois et québécoises en fin de parcours, et ce, en jouant la carte nationaliste et celle de la Peur à fond. Monsieur Drainville, le père de la charte des valeurs québécoises, n’a-il pas annoncé quelque chose du genre : « un vote contre le Parti Québécois (PQ) est un vote contre la charte » ?

Sans titre De leur côté les minorités ethniques, à travers les réseaux sociaux et leur presse, ont mené toute une campagne pour expliquer à leur concitoyens qu’ils sont des citoyens à part entière et que (qu’on me pardonne cette citation) ce n’est pas « parce qu’il y a un loup dans la forêt qu’il faut exterminer tous les canidés de la Terre !« 

Et le verdict est tombé ce 7 avril 2014… sans appel !

Le Québec est et restera une terre d’accueil, une société inclusive et ouverte sur le reste du Monde… qui veut s’occuper des vraies affaires.

Et n’en déplaise aux adeptes de la controverse, c’est une grande majorité des québécois et québécoises de souche qui a parlé si fort ce lundi 7 avril, car les minorités ethniques ont beau voter en masse, ce n’est pas la force de leur infime pourcentage électoral qui expliquerait ce message clair, lancé par l’ensemble de leurs concitoyens, à l’intention du PQ; parti qui, il n’y a pas plus de quelques jours, croyait la victoire acquise.

couillardM. Philippe Couillard, le prochain Premier ministre du Québec lança, lors de son discours, ayant suivi la victoire de son parti (70 sièges sur 125), que « Le temps des blessures est derrière nous« … et d’ajouter « La division est terminée… La conciliation est arrivée » . Il est temps pour nous minorités ethniques québécoises d’agir en ce sens et d’être à la hauteur des bras qui nous sont ouverts : Vivre notre citoyenneté avec dignité, responsabilité, jouir de nos droits et surtout faire nos devoirs de citoyen dans un climat serein du « vivre ensemble ».

La réconciliation fait partie de nos valeurs… Ne pas se réjouir des déboires de l’Autre aussi. Car si la victoire vient couronner un combat, il faut toute une grandeur d’âme et tout un avenir, au vainqueur, pour pouvoir la mériter et en être digne.

Mme Pauline Marois a quitté la table de la politique avec classe et dignité.

maroisDommage que certains dans son entourage n’étaient pas à la hauteur de leur chef et ont donné plutôt l’impression que « le corps n’a pas eu le temps de se refroidir que la bataille pour la succession est déjà engagée entre les héritiers« 

Même son de cloche de la part de Mme Fatima Houda Pépin, qui avait quitté le PLQ avec fracas et qui, à peine sa défaite annoncée, se mit en devoir de jeter l’anathème sur son ancien parti en se vantant d’avoir récolté 23% des suffrages exprimés, passant sous silence la fleur que lui avait faite le PQ en ne présentant pas de candidat dans son comté; geste qui, à lui seul, pourrait expliquer les voix qu’elle a récolté lors de cette élection… report des votes péquistes oblige !

Par Abderrahman El Fouladi.

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