Notre espoir est grand de voir les responsables nous confirmer que de telles activités relèveraient du « symbole » plutôt que du remède-miracle.

Vous ne connaissez pas ce qu’est un « consulat mobile ? Eh bien il paraît que ce serait « un ensemble d’agents consulaires, en mal de déplacement pour échapper à la routine quotidienne, qui donnent l’ordre à tous les problèmes des ressortissants installés dans des villes lointaines d’arriver tous en même temps (les problèmes bien-sûr) afin de pouvoir aller sur place les résoudre en un seul jour« .

Si le concept pose déjà problème dans un pays-mouchoir-de-poche (comme la Belgique par exemple) il pourrait être qualifié de « 13ième travail d’Hercule » dans un pays-continent comme le Canada qui s’étend sur 6 des 24 fuseaux horaires de la Planète !

De qui veut-on se moquer en présentant comme solution-miracle  les activités – Moussem de cette initiative (qui n’est pas une Première puisqu’elle a déjà été tenté par d’autres dans le passé) ? Car les problèmes s’entêtent pour arriver d’une manière aléatoire et que toutes les personnes (sur lesquelles la tuile tombe) ne sont pas nécessairement libres le jour du déplacement des agents consulaires !

Il n’y a pas de quoi rire…

Il fut un temps où le comédien Bziz nous fit tellement rire avec son rêve de voir chaque marocain suivi par un médecin… même sur la plage. Ces Baaaz, eux, sont en train d’insulter notre intelligence en défendant le concept de l’agent consulaire livreur à domicile à temps plein (dans des pays ou les prestations de service se font en ligne)  tout en prônant l’informatisation et la mise en ligne de tous les services au Maroc.

Mais au fait, qui paie la facture ?

Une question poussée sous le tapis par ceux qui défendent à cors et à cris le gaspillage des deniers de l’État , mais qui ne daignent pas d’envoyer le contribuable marocain à la caisse pour couvrir les activités – kermesse où les consulats mobiles agrémenteraient le décors.

Bref…

Notre espoir est grand de voir les responsables (Consuls, ambassadeurs ou ministres concernés) nous confirmer que de tels consulats relèveraient plutôt du symbole (que le Maroc n’oublie pas ses ressortissants, même les plus isolés) et non du remède-miracle à un problème qu’ils savent être beaucoup plus complexe.

Par Abderrahman El Fouladi

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